Based on morphological characters, Santolina razaneae, a new Asteraceae species growing in the steppic habitats of eastern Morocco (Moulouya valley and High Plateaus), is described and illustrated. This species is distinguished from other Santolina species present in Morocco by its unique morphological traits, including elliptic leaflets and pinnate leaves with obtuse lobes, triangular, lacerate, and glabrous paleae, and florets with triangular, pale pinkish lobes. A key to the spontaneous Santolina species occurring in Morocco is provided.
Réf. : Homrani Bakali H., Chambouleyron M. & Leger J.-F., 2025 - Santolina razaneae (Asteraceae), a new steppic species from Morocco. Phytotaxa 693 (3) : 235–244. https://doi.org/10.11646/phytotaxa.693.3.4.
Posted by Jean-Paul Peltier.
Cette étude explore l’influence de la taille des conteneurs et du type de substrat sur les caractéristiques morphologiques, la biomasse, et la morphologie racinaire des jeunes plants d’arganier âgés d’un an. L’expérimentation a été menée dans la pépinière du Centre Régional de Recherche Forestière de Marrakech, située à 2,5 km au nord-est de la ville, sous bioclimat aride (et non semi-aride comme mentionné dans la publication).
Les résultats montrent que la croissance des plants d’arganier est maximale dans les conteneurs de plus grand volume (500 cm³), avec un substrat de culture spécifique composé d’un compost d’acacia (Acacia cyanophylla) à 100 % et un mélange à parts égales de terreau et de compost d’Acacia.
Cependant, comme souvent observé avec les plants élevés en conteneurs, ces derniers présentent des déformations de la racine pivotante, ce qui affecte la qualité globale des plants. Il convient de noter que le suivi des performances des plants après transplantation sur le terrain n’a pas été réalisé dans le cadre de cette étude.
Ainsi, le protocole optimal pour assurer une régénération efficace des arganiers reste à définir.
Réf. : Dallahi Y., Boujraf A., Smouni A. et al., Effects of container size and growing media on growth of argan (Argania spinosa) seedlings in Morocco. New Zealand Journal of Forestry Science (2024) 54:16 https://doi.org/10.33494/nzjfs542024x285x
Posted by Jean-Paul Peltier.
Cette étude explore les effets du changement climatique sur la distribution spatiale et temporelle des six zones bioclimatiques du Maroc.
Pour ce faire, elle s’appuie sur huit modèles de circulation générale (GCM) intégrant deux scénarios d’émissions RCP (pour Representative Concentration Pathways ou profils représentatifs d’évolution de concentration). Les scénarios, établis en 2014 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), traduisent différentes trajectoires possibles de la concentration en gaz à effet de serre (GES) et leurs conséquences climatiques pour le XXIe siècle et au-delà. L’étude compare le scénario RCP4.5 (scénario modéré prévoyant une stabilisation des émissions avant la fi¬n du XXIe siècle à un niveau faible) et le scénario RCP8.5 (scénario pessimiste où les GES continuent d’augmenter au rythme actuel) et porte sur deux horizons temporels : 2050 et 2070. La modélisation des déplacements des zones bioclimatiques repose sur la méthode Random Forest (RF), approche puissante qui utilise un ensemble d’arbres de décision pour générer des prévisions à la fois robustes et précises.
Les résultats indiquent logiquement que les changements les plus importants se manifestent dans les zones bioclimatiques associées au scénario RCP8.5 (scénario pessimiste), et ce, pour les deux horizons temporels étudiés : 2050 et 2070.
Les zones bioclimatiques subhumides et humides devraient subir des transformations significatives, évoluant progressivement vers des conditions semi-arides. Les transitions du subhumide au semi-aride sont estimées entre 17,91 % (scénario RCP8.5 en 2070) et 25,68 % (scénario RCP8.5 en 2050), des taux nettement supérieurs à ceux observés pour les changements de l'humide au semi-aride, qui oscillent entre 10,16 % (scénario RCP4.5 en 2050) et 22,27 % (scénario RCP8.5 en 2070).
La zone semi-aride devrait également connaître des modifications notables, avec une extension vers la zone bioclimatique aride variant entre 2,27 % (scénario RCP4.5 en 2050) et 34,30 % (scénario RCP8.5 en 2070). Par ailleurs, environ 10 % de la zone aride est prévue pour migrer vers le bioclimat saharien, tandis que la zone saharienne devrait demeurer relativement stable.
La discussion met en lumière les conséquences majeures de l’accélération du changement climatique sur les principales espèces forestières du pays. Parmi ces impacts figurent le dépérissement des peuplements forestiers, la prolifération de parasites et d’insectes ravageurs, l’intensification des feux de forêt et la récurrence des sécheresses. Ces phénomènes perturbent non seulement les écosystèmes forestiers, mais affectent également l’agriculture, avec des prévisions annonçant une baisse de la production de blé et d’orge pouvant atteindre 15 % dans les régions du sud subhumide. Plus largement, ces transformations compromettent les services écosystémiques essentiels.
La discussion explore également la fiabilité des prévisions climatiques, obtenues grâce à la superposition de huit modèles de circulation générale, soulignant leur rôle clé dans l’analyse des impacts futurs.
Réf. : Meliho, M., Orlando, C.A. & Dallahi, Y. Spatiotemporal modeling of the potential impact of climate change on shifts in bioclimatic zones in Morocco. Environ Monit Assess 196, 907 (2024). https://doi.org/10.1007/s10661-024-13077-0
Posted by Jean-Paul Peltier.
Apteranthes munbyanahas been reported from the limestone rockeries of the Beni Snassen massif and the Ras Asfour commune, bringing the number of currently known localities in northeastern Morocco to five.
Réf. : Hannaoua H., Jdaini A. & Sahib N. 2024 - Two new localities for Apteranthes munbyana (Decne. ex Munby) Crespo & Mateo (Apocynaceae ) in the mountains of eastern Morocco. Acta Botanica Malacitana 49. DOI: https://doi.org/10.24310/abm.49.2024.19439
Posted by Jean-Paul Peltier.
Le génome mitochondrial de l’Arganier a été séquencé à l’aide de la plate-forme Illumina HiSeq X Ten, les séquences d’ADN assemblées avec le logiciel bio-informatique GetOrganelle et les gènes codant pour des proteines (PCG pour Protein-Coding Genes), l’acide ribonucléique ribosomique (l’ARNr) et l’acide ribonucléique de transfert (ARNt) identifiés respectivement avec les outils bio-informatiques BlastX, BlastN et TRNAscan-SE. Tous ces outils sont incontournables en bio-informatique et en génomique.
La représentation graphique du génome mitochondrial a été dessinée avec OGDraw 1.3.1 logiciel largement utilisé dans les publications scientifiques.
Le génome mitochondrial de l’Arganier se présente comme une molécule d’ADN circulaire de 707 441 paires de bases avec une teneur en guanine-cytosine (GC) de 45,75 %, 32 gènes codant pour des protéines, 16 ARN de transfert et 2 gènes d’ARN ribosomique.
L’analyse phylogénétique utilise la méthode du maximum de vraisemblance. Elle a été réalisée à l’aide de 7 gènes codant pour des protéines de 15 espèces d’Ericales. Elle confirme que l’arganier est étroitement apparenté à la famille des Theaceae, ce qui est cohérent avec les études phylogénétiques antérieures basées sur le génome chloroplastique.
La connaissance du génome mitochondrial de l’Arganier offre une riche source d'informations pour en comprendre son évolution et contribuer aux efforts de sa conservation.
Réf. : A.I. Azami, S. Pirro and S. Sehli et al., The complete mitochondrial genome data of Argania spinosa (L.) Skeels, Data in Brief, https://doi.org/10.1016/j.dib.2024.110862
Posted by Jean-Paul Peltier.
Last modified on Sunday, March 16, 2025 at 10h39.